lundi 29 février 2016

Quand le politique vend la libre-concurrence aux éleveurs en colère

Monsieur Valls, à la suite de son président, se rend au Salon de l'Agriculture pour se montrer, montrer qu'il est homme responsable. Alors il déclare :

"Nous agissons au niveau européen pour que la Commission européenne entende pleinement la détresse d’une partie du monde agricole français et nous agissons aussi pour que les filières se restructurent, travaillent ensemble, pour qu’il y ait une vraie solidarité entre les éleveurs, les producteurs, les industriels, la grande distribution, et c’est cette responsabilité, cette chaîne de solidarité que chacun doit assumer."
Restructuration ? Eleveurs avec le monde industriel ? Confiance dans la grande distribution ? Voilà un ministre pas de gauche qui ressort les mêmes mots que la politique sarkozyste lors de la réforme de l'hôpital : T2A, confiance privé-public. Pourtant les responsables de la Santé, le savent tous, cette réforme était un pas vers la libéralisation de la Santé Publique. Premières conséquences de la T2A : la dette de la sécu est en partie transférée sur le dos des centres hospitaliers akors que le privé continuait de choisir les pathologies qu'il traite, voire il envoie ses mourrants dans le public pour que ses chiffres soient présentables dans les colonnes de classement des magazines. Le public, lui, se fait rationaliser, c'est à dire qu'il investit dans la pierre, le techniques mais supprime le nombre de lit, soumet le personnel soignant  à de fortes pression de travail, avec d'innombrables heures supplémentaires irrécupérables et impayables.
Et les éleveurs devraient faire confiance à cette politique ? A la liberté des prix du Marché ? Croire que la responsabilité d'un politique est de tenter de se faire entendre au niveau européen ? Croire en la libre concurrence et ses fermes-usines  ? Avoir confiance en BASF, Monsanto, Bayer et toutes les entreprises qui ont la même politique ?
Valls ne mise que sur le corporatisme et le manque de communication entre les citoyens pour que la pilule passe, avec un Tafta en bonus.

Et Denis Cheyssoux, Co2 Mon Amour, à l'air bien d'accord avec son émission de samedi dernier :