mercredi 21 octobre 2015

les élections décideront-elles du bien collectif ?


Depuis la future région Nord Pas de Calais Picardie, qui voit encore arriver plus de policiers (surtout à Calais), entendez ces points à propose des élections, de la campagne, de la politique, des transitions possibles :
Assez de ces manipulations de sondages, de peurs, de devoir électoral ou de référendum pré-élections ! Quid des responsabilités des politiques libérales, de casse du droit du travail, de connivence avec les dictatures ? Quels changements à l'horizon ?


  1. EELV, avec le groupe belge de journaux, détenteur de la Voix du Nord, du Courrier Picard ou encore de l’Union, a commandé un sondage. Ce dernier nous dit que le FN est en tête des intentions de vote… les sondages électoraux, c’est un peu comme la vidéosurveillance. Ils nous rappellent le danger et l'oeil de Big Brother, jouent sur une peur devenue réflexe depuis la présidentielle de 2002.
Rappelons ceci, il n’y a pas plus de français qui votent FN depuis les années 80, il y a plus d’abstentionnistes et de rejet globale de la politique. Puis par magie de pourcentage, le FN voit ses chiffres monter et, par mauvaise foi de l'Etat, ce sont les abstentionnistes qui sont stigmatisés. Par contre on nous dit de ne pas stigmatiser les électeurs du FN (peut-être est-il pensé qu’ils sont bons citoyens puisqu’ils font l'effort de voter ?). Force est de constater que le rejet global de la politique par les « petits » électeurs est lui-même un résultat des politiques libérales de l'UMP devenu Ripoublicains et d'un PS d’État qui a officialisé sa mue libérale de par les actes puis par ses mini(sini)stres : Macron et Valls en tête !
La menace de faire le jeu du FN est tellement réactionnelle qu’elle se fait entendre à toutes les sauces pour ceci ou cela. Et dans ce procès réflexe (opposé à réfléchi), personne ne prend conscience que faire voter sur les peurs va à l’encontre de notre démocratie déjà en crise ; sachant que l’électeur a déjà tendance à voter pour le « moins pire ».
Avec cette peur, M. Cambadélis a proposé un référendum pré-élection, une sorte de primaire des sympathisants de la gauche de l’hémicycle. Il avait oublié (ou se fiche) que d’autres parties ont déjà fait leur primaire. Par exemple chez EELV, les militants ont justement voté pour la motion qui ne prônait pas l’alliance PS au premier tour. Ce qui est logique de la part du parti qui est sorti à du Gouvernement. Dans le NpdCP, EELV décide de s'unir avec le Front de Gauche.
Enfin, rappelons nous de ces journalistes qui montaient en Picardie dans l’idée d’être témoin de la montée annoncée du FN en Picardie lors des cantonales. Le parti d’extrême droite s’installait sans présider, FlorenceAubenas témoigne. Et Il faudrait noter, en fin d’article, l'information des 64% des jeunes qui se sont abstenus.


La responsabilité de l’abstention, du « tous pourris », du vote du « moins pire » voire de l’extrême droite résultent des partis politiques au pouvoir, de leur détachement du bien collectif, de leur soumission aux intérêts privés.

Sinon, pour connaître l'extrême droite en France : un schéma


  1. La deuxième leçon faite aux électeurs : le local n’est pas l’Etat.
Il faudrait comprendre que nous pourrons voter PS aux régionales même si on est déçu de la politique Hollande / Valls.
Ah bon ? Sommes-nous en état fédéral ? N’est-ce pas Xavier Bertrand et Marine Le Pen qui se présentent sans s'être embarrassés d'un vote interne ? L’un, ancien ministre de Sarkozy est prêt à abandonner les habitants de St Quentin par nostalgie de l’Elysée ou souci de remonter en grade dans l'échelle territoriale. L’autre sera candidate aux présidentielles. Les deux jouent sur la carte migration en un territoire où Calais est le centre. Marine, les considérant comme des déserteurs, les enverrait se battre en Syrie, tandis que Xavier préfererait les voir dans un camp de réfugiés dans le Moyen-Orient (sachant qu'ils sont déjà largement plus grand que ce que connaît Calais et que les sous manquent).


  1. Le regard des médias
Ce regard du journalisme dominant prend un rôle moralisateur : quoi vous êtes abstentionnistes ! N’est-ce pas dangereux ?! Ou encore : regardez EELV qui se déchire (comme si ce n'était pas le cas dans tout groupe politique, les Républicains en tête ), ce n’est pas responsable. Bouche consensuelle, reflet d’une pensée politique enfermée dans son monde.
De même, on entend parler, comme en boucle, de la lourdeur du Droit du Travail sans nous dire d’où vient cette antienne (si proche de celle des fonctionnaire paresseux et trop nombreux). Comme les mots croissance, dette, crise qui sont repris, martellés et mitraillés pour leur donner artificiellement plus de réalité.
Sur un plateau en direct ou en enregistrement, pour un sujet économique, il sera toujours inviter un économiste, spécialiste pro-libéral (étiquette non précisée), pour tout bien nous dire sur la crise, la dette, les bienfaits de la croissance ou de la libre concurrence. Ah, ces économistes payés par les lobbys financiers ! Frères d’armes de ces médecins qui prônent les vertus de tel médicament fabriqué par le laboratoire qui lui fait des chèques. Dont la finalité est de brouiller le raisonnement personnel en imposant, le principe de la parole divine du « spécialiste ».


Ok l’objectivité n’est pas simple, menfin, il ne faudrait pas nous prendre pour des ânes ! La sagesse populaire est au courant, les vessies ne sont pas des lanternes.


  1. Une ère de Transition
Surtout que le monde change. De nouvelles unions, de nouvelles forces citoyennes se mettent en place. Bien sûr la France, comme à son habitude de personne âgée, craint le changement, a peur des mouvements suspects derrière sa porte. Autant à l’époque des généraux grecs ou de Franco, on avait des régimes stables comme voisins, autant là, ces Podemos, Tsipras, Corbyn, Partis de Hackers semblent craints par nos médias français.
Podemos, Corbyn, Tsipras, tout ça dans la besace d’extrême gauche. Corbyn a pourtant été élu par les militants du Labour tandis que Podemos est issu du mouvement apolitique des indignés et rassemble des personnes aux cœurs qui balancent autant à gauche qu’à droite. Quel réflexe anti-démocratique ! Non seulement le peuple a tendance à se défier de la politique mais tout est fait pour qu’il se défie également des médias.
En effet les mouvement de transition ne sont pas même dans les interlignes médiatiques. Quid d'Alterniba ? De la somme championne de l'éolienne ? Des mairies qui font la transition sans attendre que l’État lève son petit doigt ? Quelle voix pour nous parler des progrès des colibris ?
Le Diésel n'avait pas besoin de WV pour être un scandale, les filtres à particules ne font que rendre les particules polluants plus petites. Non moins polluantes, elles peuvent aller ainsi plus loin dans l'arbre bronchique. Et ce sont les personnes âgées, les enfants, les asthmatiques, les BPCO qui disent merci ? La science le savait, mais on ne la laisse pas si facilement parlé quand Total est sur le plateau d'argent (ce travail de l'associationASEF date de 2013)


Quand on parle changement de la voiture, tout est bon pour freiner. L’État, les constructeurs, les pétroliers sont ensembles dans le même bâteau blindé. Mais pendant ce temps, les trentenaires covoiturent, auto-partagent, louent une voiture selon leurs besoins, prennent plus volontiers leurs vélos dans les grandes villes. Mais dans les régions moins urbanisées, la voiture est encore un sacro-saint. Pas étonnant devenant les services de transports de bus interurbains inadaptés ou le train trop cher : même pour les transports scolaires ! Même pour la SNCF elle-même ! Pourtant à l'heure des fermetures des administrations locales, des ANPE, des postes, des urgences ou des maternités, rien d'autres n'est proposé que la voiture. Pourtant l'ARS picarde, parlent depuis longtemps du besoin de devélopper les transports inter-urbains pour un meilleur accès aux soins.


Tandis qu'une partie de la population se tourne vers les AMAPs, l’État et les industries agricoles continuent la logique d'accaparement du vivant. Il est déjà prévu que les OGMs arrivent dans nos assiettes via l'Europe et le TIPP, l'économie veut des fermes usines alors que la priorité est à la sauvegarde de la fertilité de nos terres, à la protection de la santé des animaux de ferme pour que le consommateur, en bout de chaîne alimentaire, ne subisse pas les antibiotiques et les pesticides. Ces derniers, perturbateurs endocriniens jouent sur nos hormones, participent à l'infertilité des couples (ah, oui, parce que si la France est fière de son taux de natalité, c'est grâce aux programmes médicaux d'assistance à la maternité, sans cela, nous serions comme les Allemands). Les solutions se trouvent dans les fermes biologiques qui divertifient leurs activités, échappent aux monocultures, couvrent leurs sols avec des engrais verts, etc. Pour lire les diverses alternatives locales au programme multinationale : http://www.reporterre.net/-Alternatives-


L’État sponsorise AREVA et son EPR qui devait, dès le démarrage du projet, coûter ce qui nous est annoncé aujourd'hui. Le projet avait tout simplement était sous évalué pour permettre le vote du budget. Nouvelle technologie, même culture du mensonge dans le nucléaire. Le premier EPR est en Finlande, chantier interminable, coût monstrueux. Et comme le nucléaire n'apprend pas de ses erreurs, ils ont remis ça en France. Des fois que, avec de la chance... Pour faire avaler la pilule, on nous dit simplement : le nucléaire n'est pas cher… en terme de facture EDF à la maison peut-être mais en coûts généraux, entre construction, entretien, incidents, traitement des déchets, stockage interminable de ces déchets transformés, démantelement de centrales en fin de vie (sait-on seulement faire ?). Cette année un rapport optimiste à propos des énergies renouvelables a même été enterré, la tête de l'État a enterré la production de ses fonctionnaires...


Si la transition ne se fait pas par la grande porte, elle passera sous la porte.