lundi 16 novembre 2015

L'Etat n'est pas dans son rôle

Si l’État, en gestionnaire du moment terroriste, est irréprochable, comme le 11 janvier, quand l'urgence n'est pas la même, quand l'urgence n'est pas la sienne, les mesures face aux attaques contre la démocratie et ses défenseurs sont tout simplement ignorées.

Ainsi il est étonnant, que lorsque l'imam de Lunel osa porter plainte contre les intégristes qui l'avaient menacés de mort, si il gagna la première partie du procès (reporté en appel), c'est bien lui qui a démissioné et déménagé. Gloups.

Il est tout aussi étonnant qu'une porte-parole calaisienne du groupe facebook de Calais, ouverture et humanité, se voit elle aussi obligée de cesser sa fonction bénévole du fait de menaces… d'activistes d'extrême-droite.
Un extrait de son dernier message sur le groupe :
« Oui, je m’étais mise en retrait. Pas parce que la cause que je défends ne m’importe plus, ou que je me désintéresse du sort de ceux qui vivent dehors. Mais à cause d’un harcèlement devenu insupportable, à cause de menaces de mort concernant autant mes enfants que ma petite personne.
Alors j’ai choisi de me faire discrète, car rien ne justifie que la vie de mes enfants soit mise en danger. Pour ceux qui se demandent à quel point ces menaces pourraient sembler fondées, je dirais juste qu’il est avéré que mes fils (17 et 18 ans) vivant dans deux villes différentes de mon lieu d’habitat avaient été localisés… Que de ma fille (4 ans ½) on m’a dit : « ce qui va lui arriver… Elle est mignonne, c’est dommage ». Et on m’a décrit le t-shirt qu’elle portait quelques jours auparavant.
Voilà pourquoi je m’étais mise en retrait. Je pensais avoir enfin réussi à éloigner les corbeaux. Ce matin, deux coups de téléphone m’annoncent, je cite : « on va te fourrer le canon d’un 22 dans ta chatte de pute et on va t’exploser, après on va te faire sucer le canon et exploser ta sale gueule de négrophile ». L’individu au téléphone exige que je ferme cette page, il y a vu une photo partagée il y a quelques jours en commentaire par Mr Delcloy où j’apparais auprès de messieurs Valls et Capet, il dit que je suis la « pute de Capet » et me demande si j’ai « bien sucé Valls »… Il dit que je suis "une salope de gauchiste" qu’il faut supprimer. »

 Le citoyen menacé vulnérable, des responsables j'menfoutistes, l'être menaçant impuni.

L'Etat, ici, n'est pas dans son rôle.

Alors s'il vous plaît, que ces problèmes soient traités comme un seul dans l'intérêt de cette union sacrée de la nation.

Ah, oui, mais comment faire ? La prison, n'est pas une solution, les éducateurs ne sont pas des magiciens, l'instruction civique ne devient modèle que si la société civile montre l'exemple… A croire que  cette question impose une mutation de cette société… un peu comme le changement climatique. Parce que non seulement il n'y a pas de méchants. Mais l'oeil porté sur les migrants ou l'islam doit changer avec un esprit altruiste, et non un regard aux oeilllères utilitaristes ou économiques, encore moins sur un réflexe d'auto-défense généré par la peur.


mercredi 21 octobre 2015

les élections décideront-elles du bien collectif ?


Depuis la future région Nord Pas de Calais Picardie, qui voit encore arriver plus de policiers (surtout à Calais), entendez ces points à propose des élections, de la campagne, de la politique, des transitions possibles :
Assez de ces manipulations de sondages, de peurs, de devoir électoral ou de référendum pré-élections ! Quid des responsabilités des politiques libérales, de casse du droit du travail, de connivence avec les dictatures ? Quels changements à l'horizon ?


  1. EELV, avec le groupe belge de journaux, détenteur de la Voix du Nord, du Courrier Picard ou encore de l’Union, a commandé un sondage. Ce dernier nous dit que le FN est en tête des intentions de vote… les sondages électoraux, c’est un peu comme la vidéosurveillance. Ils nous rappellent le danger et l'oeil de Big Brother, jouent sur une peur devenue réflexe depuis la présidentielle de 2002.
Rappelons ceci, il n’y a pas plus de français qui votent FN depuis les années 80, il y a plus d’abstentionnistes et de rejet globale de la politique. Puis par magie de pourcentage, le FN voit ses chiffres monter et, par mauvaise foi de l'Etat, ce sont les abstentionnistes qui sont stigmatisés. Par contre on nous dit de ne pas stigmatiser les électeurs du FN (peut-être est-il pensé qu’ils sont bons citoyens puisqu’ils font l'effort de voter ?). Force est de constater que le rejet global de la politique par les « petits » électeurs est lui-même un résultat des politiques libérales de l'UMP devenu Ripoublicains et d'un PS d’État qui a officialisé sa mue libérale de par les actes puis par ses mini(sini)stres : Macron et Valls en tête !
La menace de faire le jeu du FN est tellement réactionnelle qu’elle se fait entendre à toutes les sauces pour ceci ou cela. Et dans ce procès réflexe (opposé à réfléchi), personne ne prend conscience que faire voter sur les peurs va à l’encontre de notre démocratie déjà en crise ; sachant que l’électeur a déjà tendance à voter pour le « moins pire ».
Avec cette peur, M. Cambadélis a proposé un référendum pré-élection, une sorte de primaire des sympathisants de la gauche de l’hémicycle. Il avait oublié (ou se fiche) que d’autres parties ont déjà fait leur primaire. Par exemple chez EELV, les militants ont justement voté pour la motion qui ne prônait pas l’alliance PS au premier tour. Ce qui est logique de la part du parti qui est sorti à du Gouvernement. Dans le NpdCP, EELV décide de s'unir avec le Front de Gauche.
Enfin, rappelons nous de ces journalistes qui montaient en Picardie dans l’idée d’être témoin de la montée annoncée du FN en Picardie lors des cantonales. Le parti d’extrême droite s’installait sans présider, FlorenceAubenas témoigne. Et Il faudrait noter, en fin d’article, l'information des 64% des jeunes qui se sont abstenus.


La responsabilité de l’abstention, du « tous pourris », du vote du « moins pire » voire de l’extrême droite résultent des partis politiques au pouvoir, de leur détachement du bien collectif, de leur soumission aux intérêts privés.

Sinon, pour connaître l'extrême droite en France : un schéma


  1. La deuxième leçon faite aux électeurs : le local n’est pas l’Etat.
Il faudrait comprendre que nous pourrons voter PS aux régionales même si on est déçu de la politique Hollande / Valls.
Ah bon ? Sommes-nous en état fédéral ? N’est-ce pas Xavier Bertrand et Marine Le Pen qui se présentent sans s'être embarrassés d'un vote interne ? L’un, ancien ministre de Sarkozy est prêt à abandonner les habitants de St Quentin par nostalgie de l’Elysée ou souci de remonter en grade dans l'échelle territoriale. L’autre sera candidate aux présidentielles. Les deux jouent sur la carte migration en un territoire où Calais est le centre. Marine, les considérant comme des déserteurs, les enverrait se battre en Syrie, tandis que Xavier préfererait les voir dans un camp de réfugiés dans le Moyen-Orient (sachant qu'ils sont déjà largement plus grand que ce que connaît Calais et que les sous manquent).


  1. Le regard des médias
Ce regard du journalisme dominant prend un rôle moralisateur : quoi vous êtes abstentionnistes ! N’est-ce pas dangereux ?! Ou encore : regardez EELV qui se déchire (comme si ce n'était pas le cas dans tout groupe politique, les Républicains en tête ), ce n’est pas responsable. Bouche consensuelle, reflet d’une pensée politique enfermée dans son monde.
De même, on entend parler, comme en boucle, de la lourdeur du Droit du Travail sans nous dire d’où vient cette antienne (si proche de celle des fonctionnaire paresseux et trop nombreux). Comme les mots croissance, dette, crise qui sont repris, martellés et mitraillés pour leur donner artificiellement plus de réalité.
Sur un plateau en direct ou en enregistrement, pour un sujet économique, il sera toujours inviter un économiste, spécialiste pro-libéral (étiquette non précisée), pour tout bien nous dire sur la crise, la dette, les bienfaits de la croissance ou de la libre concurrence. Ah, ces économistes payés par les lobbys financiers ! Frères d’armes de ces médecins qui prônent les vertus de tel médicament fabriqué par le laboratoire qui lui fait des chèques. Dont la finalité est de brouiller le raisonnement personnel en imposant, le principe de la parole divine du « spécialiste ».


Ok l’objectivité n’est pas simple, menfin, il ne faudrait pas nous prendre pour des ânes ! La sagesse populaire est au courant, les vessies ne sont pas des lanternes.


  1. Une ère de Transition
Surtout que le monde change. De nouvelles unions, de nouvelles forces citoyennes se mettent en place. Bien sûr la France, comme à son habitude de personne âgée, craint le changement, a peur des mouvements suspects derrière sa porte. Autant à l’époque des généraux grecs ou de Franco, on avait des régimes stables comme voisins, autant là, ces Podemos, Tsipras, Corbyn, Partis de Hackers semblent craints par nos médias français.
Podemos, Corbyn, Tsipras, tout ça dans la besace d’extrême gauche. Corbyn a pourtant été élu par les militants du Labour tandis que Podemos est issu du mouvement apolitique des indignés et rassemble des personnes aux cœurs qui balancent autant à gauche qu’à droite. Quel réflexe anti-démocratique ! Non seulement le peuple a tendance à se défier de la politique mais tout est fait pour qu’il se défie également des médias.
En effet les mouvement de transition ne sont pas même dans les interlignes médiatiques. Quid d'Alterniba ? De la somme championne de l'éolienne ? Des mairies qui font la transition sans attendre que l’État lève son petit doigt ? Quelle voix pour nous parler des progrès des colibris ?
Le Diésel n'avait pas besoin de WV pour être un scandale, les filtres à particules ne font que rendre les particules polluants plus petites. Non moins polluantes, elles peuvent aller ainsi plus loin dans l'arbre bronchique. Et ce sont les personnes âgées, les enfants, les asthmatiques, les BPCO qui disent merci ? La science le savait, mais on ne la laisse pas si facilement parlé quand Total est sur le plateau d'argent (ce travail de l'associationASEF date de 2013)


Quand on parle changement de la voiture, tout est bon pour freiner. L’État, les constructeurs, les pétroliers sont ensembles dans le même bâteau blindé. Mais pendant ce temps, les trentenaires covoiturent, auto-partagent, louent une voiture selon leurs besoins, prennent plus volontiers leurs vélos dans les grandes villes. Mais dans les régions moins urbanisées, la voiture est encore un sacro-saint. Pas étonnant devenant les services de transports de bus interurbains inadaptés ou le train trop cher : même pour les transports scolaires ! Même pour la SNCF elle-même ! Pourtant à l'heure des fermetures des administrations locales, des ANPE, des postes, des urgences ou des maternités, rien d'autres n'est proposé que la voiture. Pourtant l'ARS picarde, parlent depuis longtemps du besoin de devélopper les transports inter-urbains pour un meilleur accès aux soins.


Tandis qu'une partie de la population se tourne vers les AMAPs, l’État et les industries agricoles continuent la logique d'accaparement du vivant. Il est déjà prévu que les OGMs arrivent dans nos assiettes via l'Europe et le TIPP, l'économie veut des fermes usines alors que la priorité est à la sauvegarde de la fertilité de nos terres, à la protection de la santé des animaux de ferme pour que le consommateur, en bout de chaîne alimentaire, ne subisse pas les antibiotiques et les pesticides. Ces derniers, perturbateurs endocriniens jouent sur nos hormones, participent à l'infertilité des couples (ah, oui, parce que si la France est fière de son taux de natalité, c'est grâce aux programmes médicaux d'assistance à la maternité, sans cela, nous serions comme les Allemands). Les solutions se trouvent dans les fermes biologiques qui divertifient leurs activités, échappent aux monocultures, couvrent leurs sols avec des engrais verts, etc. Pour lire les diverses alternatives locales au programme multinationale : http://www.reporterre.net/-Alternatives-


L’État sponsorise AREVA et son EPR qui devait, dès le démarrage du projet, coûter ce qui nous est annoncé aujourd'hui. Le projet avait tout simplement était sous évalué pour permettre le vote du budget. Nouvelle technologie, même culture du mensonge dans le nucléaire. Le premier EPR est en Finlande, chantier interminable, coût monstrueux. Et comme le nucléaire n'apprend pas de ses erreurs, ils ont remis ça en France. Des fois que, avec de la chance... Pour faire avaler la pilule, on nous dit simplement : le nucléaire n'est pas cher… en terme de facture EDF à la maison peut-être mais en coûts généraux, entre construction, entretien, incidents, traitement des déchets, stockage interminable de ces déchets transformés, démantelement de centrales en fin de vie (sait-on seulement faire ?). Cette année un rapport optimiste à propos des énergies renouvelables a même été enterré, la tête de l'État a enterré la production de ses fonctionnaires...


Si la transition ne se fait pas par la grande porte, elle passera sous la porte.

samedi 25 juillet 2015

Nous, drôles de bêtes


Nous, drôles de bêtes, n'en démordons pas de notre indépendance ni de notre individualité,
que nous ne voyons pas notre grégarité ni notre indivisible dualité.
Comme des gens moyen-âgeux ayant honte de notre corps malin et glorifiant notre âme bénie,
nous tendons à rejeter l'animalité en notre être, à glorifier l'intelligence de notre esprit.

Prenons nos réflexes, ils sont un de nos héritages les plus primaires, propres à toutes les espèces vivantes. Ils représentent la sauvegarde de soi par le principe de rétractation ou de fuite pour éviter un danger ou le prévenir. Notre intelligence (ou notre angoisse ) peut même se mettre à son service en anticipant le danger, nous permettre de prendre de l'avance sur, par exemple, des loups nous ayant pris pour cible... ou le danger d'une centrale nucléaire ou du réchauffement climatique.
Ce réflexe peut même se faire partager au groupe : un ban d'oiseau, un ban de poisson, un troupeau de gnou, une foule en « panique ». Réflexe grégaire (corps) auquel se soumet « l'intelligence » (Cerveau), elle cède ainsi intelligemment (ou pas, c'est toute l'efficacité ou le défaut d' un ordre binaire ) à un centre neuronal plus primaire, plus rapide.

Primaire, troupeau, réflexe sont souvent catalogué ( à tort, et sur les bases d'un complexe psychologique ) sur un registre négatif : une vache ou un mouton est considéré comme bête du fait de leur confiance absolue en leur groupe / troupeau. Ils considèrent comme la base de la sécurité, et non le territoire, celui-ci étant partagé (ou appartenant dans le cas de l'Homme ) avec les prédateurs.

Pour en rester aux moutons, il existe même une expression : se comporter comme les moutons de Panurge. Les anglais, eux, utilisent : être bête comme un dodo. L'expression anglaise, rappelons le, vient des colons, arrivés sur l'île Maurice, qui ont trouvé ridicule que lorsqu'un dodo hurlait de douleur sous les coups des chasseurs, ses camarades volatiles accouraient. On peut encore voir l'humain se moquer de cette propension grégaire réflexe inadaptée (les dodos n'avaient pas de prédateurs avant l'arrivée de l'homme sur l'île) de par cette expression, et par la mise en image dans le film d'animation l'Age de Glace.

 

Quant à nos moutons de Panurge, initialement ce n'était pas la bêtise de l'animal qui était dénoncée par Rabelais mais le lucre humain ainsi que sa propension à suivre sans réfléchir (ce qui est bien plus affligeant, puisque que l'Homme se targue d'être le plus intelligent des êtres vivants ). Ainsi, Panurge ayant jeté un mouton fraîchement acquis à la mer, non seulement le reste du troupeau suivit, mais aussi les bergers, car ces derniers considéraient les bêtes hautement précieuses du fait de leur toison d'or. D'ailleurs, cet esprit est resté aussi dans l'inconscient collectif, lorsqu'on dit à un enfant : « si on te dit de sauter par dessus le pont, tu ne vas pas le faire quand même ! »
Si pour le cas du dodo, il y avait eu un écrivain rabelaisien, il aurait sûrement dénoncer la bêtise du colon. Le chasseur se moque de l'oiseau qui ne fuit pas le danger mais quel genre d'individu, conscient d'être dangereux pour des êtres inoffensifs, n'est pas considéré comme à enfermer ?

Dans cette débandade, de qui sommes nous les moutons dès que nous réagissons de concert, par exemple lors de l'actualité grecque, lors d'élection, d'évocation de mots clés tels :«  crise », « dette », « migrants »… ou PSG/OM.
De qui sommes nous les dodos ? Un homme, un certain Jaurès, avait bien tenter de prévenir le peuple, mais il se fit assassiner.

Dans quelles eaux troubles sommes-nous prêts à nous jeter en laissant arriver ce qui nous scandalise, nous insurge, nous indigne ?
Comment retrouver notre équilibre entre intelligence individuelle et grégarité réflexe ?


PS :

Cadeau :

lundi 23 mars 2015

La démocratie des moutons

L'homme a tendance  à rejeter son identité animale. Il pointe alors ses différences, ici un pouce opposable, là le rire ; ici la culture, là la fabrication d'outils. Cet article n'a pas l'intention d'énumérer toutes les richesses du monde animal, alors pour faire court, imaginer les fourmis entre elles : nous sommes uniques avec notre société ultra fonctionnelle, nos soldats, nos élevages.

L'homme n'est pas seulement un animal, né comme tous les mammifères, avec les mêmes besoins primaires, il est un animal grégaire.
Ca, l'homme n'aime pas du tout. Un animal ! Pouah ! les moutons, pouah !
La tendance à donner une notion péjorative aux animaux, aux moutons, aux cochons, aux vaches, aux loups est des plus étranges, très humain, relevant du rejet de la différence (= névrose). Pour être sur que ces animaux sont négativement connotés, ils sont utilisés dans les insultes à l'égard d'autres hommes... ou femmes. Sale chienne, grosse vache... mais... ce sont des insultes dirigées envers des femmes ! ( Et si on dit sale chien, gros taureau, le premier est beaucoup plus utilisé que le second, à croire qu'être sale est négatif aussi pour les hommes, mais pas le fait d'être gros... )

Comme nous sommes enclin à la grégarité, la plupart d'entre nous choisira un groupe, de préférence celui de l'insultant plutôt que de l'insulté (celui-ci étant seul ou ostracisé, sécurité oblige )
Si l'homme si fier de lui-même nie son statut grégaire, c'est qu'il préfère largement croire la force de ses choix, or la grégarité est considérée comme un instinct. Attention, comprenons-nous, l'homme a choisi de la qualifier d'instinct, vous savez pertinemment que les animaux choisissent de vivre en groupe pour vivre plus en sécurité ( encore elle ! ) . Ils développent ainsi des réflexes de fuite ou d'attaque coordonnés. Qu'un flamand rose voit un chien errant, il  a peur et son geste réflexe est communiqué à tous. La sélection naturelle fait le reste : les lents, les solitaires se font bouffés, leurs œufs sont moins bien protégés.
Pourtant le troupeau possède comme une mauvaise réputation pour l'homme. Quel déni de son héritage !

Un troupeau, ou un groupe, voyez-vous, ne correspond pas à une nation ou à une espèce, il en est une minorité.

Imaginez votre pays sombrer dans l'obscurantisme et le fanatisme. Soit vous vous soumettez au nouveau pouvoir, soit vous luttez, soit vous allez grossir les rangs des réfugiés.
Un réfugié qui arrive dans un pays est un immigré sans les codes du groupe qui "l'accueille" (on appelle ça l'acculturation ). " Heureusement il existe des pays d'accueil régis par des lois équitables " se dit-il entre les toiles de tentes. Ce sont les démocraties.

Les démocraties ont ceci de particulier qu'elles cherchent à s'organiser par l'entente des différentes minorités intérieures ... pour mieux se défendre.
Le problème aujourd'hui : ces citoyens savent-ils qu'ils dépendent des autres parce qu'ils appartiennent à une minorité ? savent-ils identifier les alliés qui les protégerons ?

Le doute est permis. L'homme déjà aveuglé dans ses rêves de puissance, ses désirs, ses névroses, ( tout ça grâce à l'égocentrisme ) subi les messages flous des chefs.
Un message n'est pas que parole, il est geste, comportement, action. Les citoyens se sentent manipulés, la confiance se disloque. Comme attirés, ils tendent à se regrouper vers une image confirmant l'image qu'ils ont d'eux mêmes, vers ce qu'ils désirent : la paix et la sécurité. Si le danger ressenti est l'économie mondiale volant le travail, s'attaquant au droit du travail, ils vont aller vers ce qui s'oppose à cette économie violente (qui n'est ni l'UMP ambivalent ni le PS plus très socialiste ) . Si l'économie leur paraît apporter la sécurité ils vont vers elle. Ces réflexes, l'un comme l'autre, ne nous augurera rien de bon.
La démocratie se disloque car elle abandonne ses citoyens, car ses citoyens se divisent, cas les responsables ne travaillent pas à sécurisé ses valeurs.

jeudi 19 mars 2015

Dang'an, héritage de l'ère Mao, épée de Damoclès du citoyen chinois

en attendant la fin de maintenance de www.tibet.fr (déjà accessible mais encore incomplet) voici ma dernière traduction montrant le visage intérieure de la dictature chinoise   :


CHINE, 15 mars : Les "dossiers personnels " orwelliens, made in China

Posté par : RFT
Date : 17/03

Rare lecture d'un " dossier personnel " chinois


Ecrit par Andrew Jacobs
March 15, 2015 6:00 pm March 15, 2015 6:00 pm
Sinosphere / New-York Times, lien original ici



Qu'il s'agisse d'une carte d'identité à données biométriques ou d'un " permis de naissance " pour les femmes enceintes, les Chinois sont habitués à l'intrusion autoritaire dans leur vie privée.


Pourtant, il existe un autre mécanisme invisible de contrôle social qui étend son spectre sur des centaines de millions de citadins : le dang'an, que l'on peut appelé "dossier personnel", traite du banal à l'irrévérencieux. Ces dossiers débutent dès les classes de collège - le sujet joue-t-il avec les autres ? - puis, à l'âge adulte, ils s'intéressent à la religion, aux problèmes psychologiques et à la perception de la fiabilité politique.


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L'écrivain tibétaine Tsering Woeser fait partie des rares citoyens chinois à avoir lu son dang'an.Credit Andrew Jacobs/The New York Times

Dans des enveloppes brunes scellées avec le mot dang'an écrit en rouge dessus, ce système d'archives héritée de l'ère Mao relève les détails les plus intimes de la vie grâce aux enseignants, aux fonctionnaires du Parti Communiste et aux employeurs. Des copies se trouvent dans les archives locales, les bureaux de police ou avec le patron employant la personne.

Certes, l'ouverture de la Chine au Marché mondial (et les opportunités d'emplois apportées par les entreprises étrangères et le privé ) a minimisé l'impact du dang-an vis à vis des carrières. Toutefois, un dang-an défavorable pourra ruiner les projets d'avenir professionnel d'une personne cherchant un travail dans la fonction publique, y compris dans les entreprises et les banques d'état.

Récemment, le personnel corrompu d'une école a été pris la main dans le sac occupés à vendre les dossiers personnels de ses meilleurs élèves. Les acheteurs : des parents d'enfants aux pauvres résultats scolaires qui pouvaient ainsi prétendre à de meilleurs établissements grâce à cet achat.

Voir disparaître son dang'an, c'est être exposé au cauchemar bureaucratique, à l'interruption de ses études et, parfois, être privé de sa retraite.

Inutile de préciser que jeter un œil dans son dang'an n'est pas autorisé.

La tibétaine Tsering Woeser, écrivain de 48 ans, a eu la chance de lire le sien il y a quatre ans. Après avoir été remerciée par l'Association pour la Littérature Tibétaine de Lhassa (gérée par l'Etat) pour avoir écrit positivement au sujet du Dalaï Lama, Mme Woeser demanda à un ancien collègue son dossier afin de pouvoir prétendre à une assurance médicale ainsi qu'à d'autres aides.
"Le dossier n'a été que quelques jours dans les mains de ma mère avant que mon unité de travail, paniqué, commence à l'appeler, demandant le retour du document , " déclarait-elle lors d'une interview à Pékin. " Ma mère était si terrifiée - des personnes de son âge sont habituellement effrayées par de tels événements - qu'elle en était presque en pleurs. Je lui ai dit de le garder."
Un ami de Mme Woeser, un réalisateur du nom de Zhu Rikun, était si curieux qu'il entreprit les 45h de voyage pour Lhassa. Le dossier en main, il est revenu à Pékin en quelques jours et proposa à Mme Woeser de lire son dossier à voix haute devant sa caméra. Il en résulta un documentaire intitulé " The Dossier " qui fut présenté l'année dernière dans plusieurs festivals en dehors de la Chine.

Voici un extrait de l'interview :


Q : Il est difficile pour des étrangers de s'imaginer ce que représente le fait d'avoir un dossier personnel inaccessible pour soi, ce que représente le fait d'être un simple citoyen chinois.


R : Beaucoup d'entre nous ne savent pas ce qui est écrit dans notre dang'an, pourtant il pourrait changer nos vies. C'est terrible, c'est comme un monstre invisible qui vous poursuit. C'est propre à un régime totalitaire. Mon dossier débuta quand j'étais au lycée, j'avais 15 ans, mais à cette époque je ne crois pas que l'un d'entre nous trouvait ça effrayant.

Ne pas connaître son contenu m'a rendu curieuse. Il n'était pas épais. Mais au fur et à mesure de ma lecture, j'éprouvais un sentiment d'absurdité. Je me découvrais à mes 15 ans écrivant dans des auto-évaluations des phrases comme " J'aime le Parti Communiste et j'aime notre Grand Leader le Député Mao. "

Q : Comment était-ce de lire votre propre [dossier] ?

R :Le dossier stipulait aussi la classe sociale de ma famille, une bonne classe sociale puisque mes deux parents étaient membres du Parti et que mon père était soldat. Mes examens étaient tous bons, tout comme les commentaires des professeurs bien que certains aient précisé que je n'étais pas toujours obéissante.

A mes débuts dans la vie active, il y avait des commentaires comme " bon travail cette année, augmentation de salaire de 10 yuans ( 1,47 euros)." C'est comme s'ils parlaient d'une machine et pas de moi. Les mots sonnaient terriblement faux. Même au travail, il nous fallait écrire nos évaluations personnelles, et une année j'ai écrit que j'étais bouddhiste, ce qui était très dangereux mais je l'affirmais tout de même. Plus tard, je déclarais que j'avais quitté mon poste volontairement alors qu'en réalité j'aie été renvoyée. C'était la fin de mon dossier.

Q : D'autres choses notables ?

R: Mon plus gros embarras réside dans mon auto-évaluation au travail où j'écrivais : " J'aime le Parti Communiste et qu'importe le moment où le parti me vient à l'esprit, il me rappelle toujours sa générosité envers les minorités ethniques. [Rires] Je suis reconnaissante envers le Formidable Parti."

Il est clair que mes idées personnelles ont grandement changé. Voir mon dang'an m'a aidé à explorer mon passé et permis de voir à quel point nous étions pitoyables, des adolescents prononçant des phrases toutes faites sur l'amour de la mère patrie et interdits de nous exprimer. C'était un processus visant à nous transformer en machines, sans liberté de penser ni individualité. C'est pourquoi j'avais été renvoyée, le Parti Communiste ne tolère pas la vérité. Je ne voulais pas être une machine, j'ai donc parlé vrai. Maintenant que je ne suis plus dans le système, mon âme est libre et je suis heureuse.

Q : Mais vous n'êtes pas complètement libre, si ? Vous ne pouvez pas quitter le sol chinois, vous êtes régulièrement placée en résidence surveillée ou interrogée par la police.

R : Vrai, je suis dans une situation périlleuse. Depuis 2005 j'essaie d'obtenir un passeport, mais ils me le refusent toujours. Ils disent que c'est du fait de ma présence sur la liste du Ministère de la Sécurité Publique et que je suis un danger pour la sécurité nationale.

Q : Est-il juste de penser qu'il existe un autre dossier commençant là où l'ancien s'interrompt ?

R : Oui, et ce dossier est épais parce qu'à chaque fois que la police " me convoque pour le thé ", les agents, avec le sens du devoir, prennent des notes sans fin. Puis ils me demandent de signer, ce que je refuse.

J'aimerais lire ce dossier, mais il se pourrait que j'aie besoin d'attendre l'effondrement du régime communiste. Je ne sais pas ce que j'y trouverai mais peut-être que le contenu m'attristerait. Je pense que, tout comme en Allemagne de l'Est avant la chute du Mur de Berlin, il y aurait beaucoup d'informateurs, y compris parmi la famille et les amis. L'année dernière quand je suis retournée à Lhassa , j'ai compté 50 amis et parents, juste là-bas, qui m'ont dit avoir été convoqués " à prendre le thé " avec la police. Un ami m'a dit qu'ils étaient allés jusqu'à le rosser. D'autres ont été ennuyés juste parce qu'ils sont mes amis. Je m'en sens coupable.

Avec l'aide de Patrick Zuo

Traduction France Tibet

Et en cadeau, voici un documentaire de Zhu Rikun où il endure les questions de la police chinoise, qui n'est pas venue pour prendre le thé... Cela vous permettra de ressentir l'oppression subie par un défenseur des Droits de l'Homme chinois :


The Questioning 【Cha Fang】【查房】(French Subtitles) from Zhu Rikun on Vimeo.

mercredi 28 janvier 2015

massacres au sein de l'entité biologique

Un massacre, c'est biologique.
La Terre est un être vivant. En tant qu'espèce humaine nous sommes un organe, un organe faisant partie de la fonction animale. Dans cette être vivant planétaire, il existe aussi une fonction végétale et une fonction eau avec ses masses en mouvement, y compris dans les airs, y compris dans les terres. Le vent, comme la lymphe, l'air comme le sang, la terres et les pierres comme les os et la moelle.
Quand un massacre de cellules se produit, le système immunitaire entre en jeu. Le coupable eut été un "corps étranger" (du non-soi), l'élimination de l'infection aurait été aisée, mais il s'agit de cellules de notre organe humain qui se retournent contre leurs consœurs. Une tumeur nécrosante métastatique.

J'ai déjà vu une de ces tumeurs encercler tant et si bien l'artère fémorale que dans la chambre on pouvait entendre le pendule de la Mort faire tic-tac. J'ai déjà vu une autre de ces tumeurs casser en deux un fémur.
Hormis le problème macroscopique morbide, il y a le problème spécifique et microscopique de ces cellules qui trahissent leur propre organe : elles connaissent le langage de leur victime. Elle savent tout sur les hormones-twitters, les interleukines-what's-app ou les leucocytes-NK-GIGN. Par conséquent, le système immunitaire de leurs anciennes sœurs ne fonctionne pas sur elles comme il le faudrait. De plus, ces cellules tumorales métastasées n'obéissent plus aux lois de leur livre sacré ( l'ADN ). Pourtant, dans le code bio-judiciaire, une cellule qui veut devenir éternelle devrait se soumettre à l'apoptose, autrement dit le suicide. Au contraire, ignorante de ce code vital, la cellule tumorale cherche à étendre son monde illusoire sur son environnement en se multipliant à l'infini. Elle remplit d'abord un vide, puis elle écrase les cellules voisines. Fini la bonne santé de l'organisme.

Mais dans cette fonction animale qu'est l'humanité, où sont les ganglions lymphatiques et les moelles épinières qui devraient métaboliser une réaction immunitaire adaptée ?
Quid de l'efficacité de l'ONU ? dont le comité de sécurité est gangrenée par deux dictatures, pour ne parler que d'elles...
Quid de l'influence des paroles religieuses de paix ?
Quelle place dans la société pour les mouvements non-violents ?.. dont les adeptes défendent bien mieux leur théorie que les démocrates la leur !

Pourtant, à l'image de la plante qui perce le béton, émergent, de l'extérieur des organes officiels sclérosés, des mouvements issus des alternatives politiques, des alternatives agricoles, de l'écologie, de la non-violence. Des réponses adaptées et en même temps une reformulation de la démocratie : Les indignés, les colibris de Pierre Rabhi ou les incroyables comestibles, en sont des exemples. Politiquement, la transformation suit son cours : les printemps arabes, mais une tumeur les étouffent, Podemos en Espagne, les mouvements occupy, de Hong Kong par exemple avec ses parapluies jaunes.
Ou encore EcoHealth où, ici, ses scientifiques, médecins, vétérinaires, etc. proposent de se rendre utiles pour le réchauffement climatique :
"Par l’intermédiaire de l’International Association for Ecology and Health (IAEH), plus de 500 délégués provenant de 62 pays et de la communauté élargie en écosanté, une vision et un engagement à agir ont été développées. Ils rassembleront ce qui a déjà été mis en place pour répondre aux impacts des changements climatiques. Par une approche interdisciplinaire unique centrée sur la santé humaine, animale et environnementale, la communauté en écosanté est bien placée pour offrir une contribution novatrice qui répond à la complexité des problèmes autours des changements climatiques."


PS : et la croissance (économique il s'entend) ne serait-elle pas aussi une forme de cellule tumorale ?

mardi 13 janvier 2015

premiers chocs alors que le deuil collectif continue

En ces jours de deuil collectif, des chocs s'immiscent.
Oui, le choc est une étape du deuil suivant celle du déni ( "non, ce n'est pas possible").
Au contraire d'un choc-deuil, nous parlerons ici des chocs qui perturbent ce deuil.
L'émission d'aujourd'hui de Service Public, sur France Inter, avait choisi de cibler son sujet sur l'amour retrouvé entre les Français et leur police. Dans un contexte de cérémonie officielle pour leurs morts et au surlendemain des cris d'amour de manifestants envers la police, y compris les CRS, cela se comprend largement.
Cette attention solidaire avec la police semble produite par le deuil collectif. En tuant agents de police, caricaturistes et civils juifs, les moudjahidins ont touché à trois symboles constitutifs de la France, les liant ensembles par le sang, la mort et les pleurs du deuil.
En toute logique, l'émission de radio avait invité des représentants de la police (un commissaire et un syndicaliste / monsieur com' ). L'émission suit son cours d'étonnement pour cet amour inédit entre manifestants et policiers jusqu'au témoignage d'un auditeur. Résumé :


Lieu, un bus de banlieueDes jeunes : il n'y pas plus que Marinel'auditeur : Vous pensez pas ! le FN est dangereux.ils continuent à discuter et l'auditeur perçoit le manque de conscience politique des jeunes.Le bus s'arrête.Aussitôt et avec vigueur, à en scandaliser l'auditeur, 5 à 6 agents de police interpellent les jeunes.L'auditeur cherche à savoir pourquoi tant d'agressivité, mais les agents le renvoient à ses affaires avec la même agressivité.Les jeunes, alors, lui disent : Alors, tu vois !Et l'auditeur, horrifié, part, espérant ne pas avoir entrevu le futur.


Les invités ont réagi en affirmant que la police était une machine puissante d'intégration avec pour argument le fait qu'elle embauchait des jeunes de banlieue. 1er choc. Autant dire, que les invités ont soit simplement manquer le coche, soit manquer de recul, soit répondu en solidarité corporatiste. Bref ils ont nié un problème qui va se poser. Quid des contrôles au faciès, de la tension accrue, de la stigmatisation des banlieues ?
Mais non, les banlieues, pour ces représentants de la police au langage officiel, sont des réservoirs à bras. Comme pour l'armée, comme pour les fanatiques et les sectes, comme pour le FN.
Les banlieues sont à la France ce que sont la Pologne, la Roumanie et la Grèce à l'Europe.

La veille, dans C à vous, la mère d'une victime de M. Merah, Latifa Ibn Ziaten, était présente pour dire à nouveau, comme elle le dit sans relâche depuis la perte de son enfant, qu'il faut concentrer les efforts à l'éducation dans les banlieues (voir cette étude). Un manque véritable (sans oublier pour autant les établissements scolaires qui font mentir ceci) qui permet aujourd'hui aux médias de diffuser les paroles d'enfants commentant leur refus de participer à une minute de silence pour les atrocités de ce janvier. Et le rectorat de procéder à des dénonciations. 2ème choc. Son rôle n'était-il
pourtant pas d'élever des citoyens français ?




Ah, s'il s'agissait du seul relent désagréable, mais les cancrelats remontent le courant de sang et de larmes, 3ème choc, à l'image de Sarkozy qui remonte au premier rang "innocemment" ou de Le Pen qui appelle à voter pour sa fille alors que les échanges de tirs ont encore lieu. L'indécence de profiter de ce moment horrible.
 Les chaînes de télévision sont convoquées, quant à ce genre de politique autant ne plus les convoquer du tout.

jeudi 8 janvier 2015

le Massacre de Charlie

















Président fondateur du Rendez-vous du carnet de voyage clermontois, Michel Renaud était venu rencontrer le dessinateur Cabu pour lui rendre les dessins qu'il avait prêté à l'association clermontoise pour la dernière manifestation. - BOILEAU FRANCK - La Montagne


Passons du coq à l'âne, ou pas tout à fait. Pour l'US Army, Charlie était aussi le nom de code des "Viet Cong" ( V.C. = Victor Charlie en code radio). Apocalypse Now montrait alors la folie de la guerre à des milliers de KM des principaux protagonistes, dans une guerre d'agent orange et d'ennemis invisibles. Et les civils trinquaient autant que les soldats.


"The End" Apocalypse now par nicobus

Ainsi le Charlie Hebdo et la guerre du Vietnam nous amène aux mots de Madeleine Riffaud, résistante torturée par les nazis, condamnée à mort par l'OAS, témoin de la guerre du Vietnam, exprimant son expérience dans les guerres, et parmi celles-ci ses visions face à la mort :