lundi 16 décembre 2013

Le Panda valse mieux avec l'Ours



Vague de Froid sur le monde, Valse bipolaire


Premier temps, le pas froid.


La crise en Grèce n'en finit pas, les gens se chauffent avec ce qu'ils peuvent et parfois voient ainsi leurs biens pris dans la danse des flammes. Les Grecs punis, flagellés par l'Europe qui désormais réclame dans ses crocs les ukrainiens. Oui dans ses crocs et ses griffes. Point de programme santé, point de programme social futur, elle espère surtout des accords de libre-échange avec l'Ukraine mais aussi la Moldavie et la Géorgie. Pour sa survie elle se sent obliger d'aller sur les territoires d'autres puissances : ici la Russie, qui retrouve dans le même temps sa fougue impérialiste dans les jupons de sa voisine la Chine, là la Chine. L'Europe, aveugle, à cran, envoie ses mini(ni)stres Cameron et Ayrault serrer des pinces en rêvant de contrats salvateurs : alors la Chine se voit pousser des ailes. Sa monnaie d'ailleurs s'envole et une sonde chinoise vient d'être envoyer pour la Lune.
L'Europe veut danser avec la Chine, mais la Chine préfère se jouer d'elle et danser avec la Russie.
L'Union Européenne est bien affaiblie, éclatée même. Elle éclate comme des bulles de champagne : l'Italie, pop, l'Espagne, pop, le Portugal et la Grèce, Pop, pop. Névrosée avant guerre, elle avait encore le rythme. Aujourd'hui bordeline, elle est au bord du syndrome de morcellement. A l'inverse, la Chine revendique sans cesse être Unique en se tenant le ventre en indigestion de Tibétains, de Taïwainais, d'Ouïghours, de Mongols, etc.
 Fin de la valse européenne à l'internationale, c'était d'un autre temps.

Deuxième temps, le temps de la valse syrienne désormais où le couple sino-russe sauve la dictature au sus du couple européano-états-unien.
La valse syrienne qui, bien conduite, mène, par le hasard de l'ironie onusienne, le couple à siéger au conseil des droits de l'Homme. Mais, lucides, les Etats-Unis sont habitués aux bulles, elles les font danser comme une modeste coupe de champagne. Encore en jeu, ils ont un plan. Ainsi Joe Biden, vice-président, vient aussi de se rendre en Chine mais pas pour lécher les bottes militaires, au contraire il venait signifié la présence des Etats-Unis dans le Pacifique (ainsi un article parlait de Bull in the China shop, ce qui pour nous correspond à un éléphant dans une magasin de porcelaine). Les américains savent danser et ils le font avec l'Australie, le Japon et la Corée du Sud,  avec pour enjeu contenir l'impérialisme chinois qui voit floue ses frontières : des îles par-ci, des montagnes par là.

Troisième temps, la Valse de l'océan pacifique

Une valse est une image légère, mais elle sert à vous entraîner à voir la guerre froide. Démocratie face à Dictature. Le monde divisé en deux,  d'autant que la Chine s'étend en Afrique et cherche à pénétrer l'Amérique du Sud, d'autant que les chantres de l'économie néo-libérale brisent la structure démocratique et égalitaire des états, d'autant que les luttent pour la démocratie deviennent nécessaires au sein des Etats.
 Le nouveau Premier Ministre chinois qui reçoit tant de visites avant les fêtes avait déclaré voir la région des Caraïbes et du sous-continent américain comme plein de promesse (2012) et pendant ce temps
les européens, avec leur cécité (voulue), se font racheter leurs dettes, se vendent aux plus offrant, se font acheté par petits bouts de territoire.
 Il n'est donc pas étonnant que ces dernières années le spectre du Front National ressurgisse, c'est l'entité dictatoriale de cette guerre froide au niveau nationale. Pendant ce temps les Etats-Unis sont, en partie, nostalgiques de cette époque froide qui donnait un énorme sentiment de puissance, où le doigt était si proche du bouton rouge. Et si l'affaire du territoire maritime chinois n'est pas la crise des fusées de Cuba, elle permet toutefois un rappel nostalgique et une mise en évidence des alliances. La Chine, de son côté, se dit guider par le sentiment de revanche de l'époque coloniale, contre les européens et surtout contre les japonais. Les films chinois à ce propos sont nombreux à mettre en avant la souffrance chinoise sous l'occupation japonaise (cela évite bien évidemment de parler de la souffrance du peuple sous Mao et le Parti Communiste en général). De plus la Chine ne se prive pas d'amalgamer la démocratie dans la propagande occidentale.
Donc voilà là bien les enjeux. l'Inde, seule démocratie de la région, le sait particulièrement, elle qui est encerclée par les dictatures alliées de la Chine : Pakistan et Birmanie.


Alors que l'UE louvoie, la Chine fonce tout droit.

mardi 10 décembre 2013

Paix à ton âme


Ce qui marque ces derniers jours pour les défenseurs des Droits de l'Homme, c'est la tristesse.
Pour d'autres, il s'agit de polémiquer, d'alimenter la machine à parole, d'écraser l'Histoire.
Comme à l'enterrement de chacun, pleureuses,amis et ennemis se rassemblent.



Et de quoi ne parle-t-on pas : du non-alignement. Ce n'est pas uniquement parce qu'il y a un lien entre Mandela et Gandhi que l'Inde a déclaré deuil national, mais pour des idées politiques, Satyagraha et Non-Alignement, idée plus profondes que l'écrasement occidentale fait d'oubli et de traduction minimisante.


Non–Aligned Movement (NAM)

http://www.nelsonmandela.org/aama/entry/nonaligned-movement-nam

The Non-Aligned Movement started in 1955 as an organisation of over 100 countries which considered themselves not formally aligned with or against any major power bloc. The purpose was to ensure ‘the national independence, sovereignty, territorial integrity and security of non-aligned countries in their struggle against imperialism, colonialism, apartheid, racism, etc. It focused on national struggles for independence, eradication of poverty and economic development.  It supported the liberation movements and took an active anti-apartheid stand.
The archives are held by the individual member-states.

mercredi 4 décembre 2013

"Justice environnementale, ici et là-bas"

 Voilà une article qui montre une notion peu réfléchie en France... bref, il n'y a pas qu'en éducation que le retard s'accumule dramatiquement !

Justice environnementale, ici et là-bas